Conseil Immobilier
05 Janvier 2026
Comment bien déclarer ses revenus locatifs ?
Propriétaire bailleur à Nice ou futur investisseur, vous devez déclarer vos loyers avec précision pour éviter tout redressement fiscal.

Selon si votre bien est loué vide ou meublé, les règles changent : régime fiscal, formulaires, charges déductibles, sanctions… Mais alors, comment bien déclarer ses revenus locatifs ?
Cet article vous aide à choisir le bon régime, remplir votre déclaration et éviter les erreurs courantes.
L’essentiel à retenir
- Identifiez le bon régime fiscal selon le type de location et le montant des loyers.
- Utilisez les formulaires adaptés (2042, 2044, 2042 C PRO, 2031) selon votre situation.
- Conservez tous les justificatifs de loyers perçus et de charges déductibles.
- Vérifiez chaque année vos options fiscales et mettez à jour vos informations sur impots.gouv.fr.
- Faites-vous accompagner pour sécuriser votre déclaration et éviter les erreurs.
Avant de poursuivre, si vous êtes propriétaire d'un bien immobilier en région niçoise, sachez que notre agence Winter Immobilier vous accompagne dans vos démarches avec rigueur et expertise.
Quels sont les régimes fiscaux applicables aux revenus locatifs ?
Le régime fiscal de vos loyers dépend du type de location : vide (revenus fonciers) ou meublée (BIC). Chaque catégorie suit des règles déclaratives distinctes, avec un régime simplifié ou réel selon les montants perçus et les charges engagées.
Revenus fonciers : location vide
Les loyers perçus d’une location non meublée sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers, selon deux régimes possibles :
- Le régime micro‑foncier : il s’applique automatiquement si vos loyers hors charges sont inférieurs à 15.000€ par an. Il offre un abattement forfaitaire de 30% sans possibilité de déduire vos charges réelles.
- Le régime réel : il devient obligatoire au-delà de 15.000€ ou accessible sur option. Il permet de déduire toutes vos charges réelles (travaux, intérêts d’emprunt, assurances, copropriété) mais impose la déclaration via le formulaire 2044 et un engagement de trois ans.
Revenus BIC : location meublée
Les loyers issus d’une location meublée sont imposés dans la catégorie des BIC (bénéfices industriels et commerciaux), avec deux régimes au choix selon le montant des recettes :
- Le régime micro‑BIC : il s’applique si vos recettes ne dépassent pas 77.700€ par an. Il offre un abattement de 50% et se déclare facilement via le formulaire 2042 C PRO.
- Le régime réel simplifié / normal : il devient obligatoire au-delà du seuil ou choisi volontairement. Il permet de déduire les charges et d’amortir le bien, mais nécessite une comptabilité complète et une déclaration via le formulaire 2031.
Comment remplir correctement sa déclaration de revenus locatifs ?
Que vous louiez un logement vide ou meublé, la déclaration de vos revenus locatifs doit être faite avec rigueur, sous peine d’erreurs ou d’omissions préjudiciables.
Voici les étapes à suivre pour bien déclarer des revenus locatifs :
- Identifiez le type de location : la location vide relève des revenus fonciers, la location meublée des BIC (bénéfices industriels et commerciaux).
- Choisissez ou confirmez votre régime d’imposition : micro (simplifié) ou réel, selon le montant des loyers perçus et vos charges déductibles.
- Rassemblez vos justificatifs : baux, appels de loyers, relevés bancaires, factures de travaux ou de gestion, tableau d’amortissement (pour le BIC réel).
- Remplissez le formulaire adapté : 2042 (et 2044 si réel) pour les revenus fonciers, et 2042 C PRO (et 2031 si réel) pour les BIC.
- Vérifiez les montants déclarés et les cases cochées avant envoi, notamment en cas de changement de régime ou de bien.
Quelles sont les erreurs à éviter lors de la déclaration des loyers perçus ?
La déclaration de revenus locatifs peut sembler simple, mais certaines erreurs fréquentes peuvent entraîner des redressements fiscaux ou une perte d’optimisation.
Voici les principaux pièges à éviter :
- Confondre location meublée et non meublée : ces deux types de location relèvent de régimes fiscaux distincts (BIC vs revenus fonciers).
- Choisir un régime inadapté : opter pour le micro alors que vos charges réelles sont supérieures à l’abattement forfaitaire peut vous pénaliser fiscalement.
- Oublier de déclarer un bien ou un changement de locataire : chaque logement loué doit être déclaré, y compris les périodes vacantes.
- Ne pas conserver ses justificatifs : en cas de contrôle, vous devez pouvoir prouver vos dépenses et loyers perçus.
- Mal remplir les formulaires : cases inversées, revenus partiellement saisis, oubli du formulaire 2044 ou 2031 selon le régime réel.
Quelles sont les sanctions en cas de mauvaise déclaration ?
Une déclaration erronée ou incomplète de vos revenus locatifs peut entraîner des conséquences financières importantes.
En cas d’oubli ou d’omission volontaire, l’administration fiscale peut procéder à un redressement, accompagné de pénalités pouvant aller jusqu’à 40% du montant éludé pour manquement délibéré, voire 80% en cas de manœuvres frauduleuses.
Des intérêts de retard dans la déclaration des revenus locatifs sont également appliqués, au taux légal de 0,20% par mois. Même en l’absence de volonté de fraude, une erreur de formulaire, un oubli de charge ou une confusion entre régime micro et réel peut suffire à déclencher un contrôle.
Il est donc essentiel de vérifier chaque donnée déclarée, et de conserver l’ensemble des justificatifs (baux, quittances, factures, relevés bancaires).
La valeur ajoutée de Winter Immobilier : nous proposons, pour les bailleurs niçois, un accompagnement professionnel permettant d’éviter ces désagréments, tout en sécurisant votre fiscalité.
En tant que bailleur, êtes-vous certain de déclarer vos revenus locatifs de façon optimale, sans risquer d’erreur ou de perte fiscale ?
Pour vous accompagner dans cette étape, faites appel à l’expertise de l’agence Winter Immobilier. Présente à Nice depuis plus de 60 ans, notre équipe de gestion locative à Nice vous conseille pour sécuriser votre fiscalité locative et valoriser sereinement votre patrimoine.
FAQ
Quels frais peut-on déduire des revenus locatifs ?
Sous le régime réel, vous pouvez déduire les charges suivantes : travaux d’entretien, intérêts d’emprunt, assurance propriétaire, frais de gestion locative, taxe foncière (hors ordures ménagères), provisions pour charges de copropriété, et frais de relogement. Ces déductions ne sont pas possibles sous le régime micro, où un abattement forfaitaire s’applique.
Quels sont les documents nécessaires pour déclarer des revenus locatifs ?
Vous devez rassembler les baux de location, relevés de loyers encaissés, quittances, factures de travaux ou d’assurance, appel de charges de copropriété, intérêts d’emprunt, et tout justificatif de dépenses. Ces documents sont essentiels pour prouver vos charges déductibles en cas de contrôle, notamment si vous optez pour le régime réel.
Comment calculer les revenus imposables issus de la location ?
Sous le régime micro, il suffit de déclarer les loyers perçus hors charges, puis l’administration applique un abattement forfaitaire (30% en foncier, 50% en BIC). Sous le régime réel, vous soustrayez les charges déductibles de vos recettes locatives. Le résultat imposable correspond au bénéfice foncier ou BIC à intégrer dans votre revenu global.
Quelles sont les obligations fiscales liées à la location d'un bien immobilier ?
Vous devez déclarer vos revenus chaque année, mais aussi signaler tout changement de locataire, loyer ou vacance via votre espace sur impots.gouv.fr. Les loyers sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. En location meublée, une immatriculation au greffe (numéro SIRET) est également obligatoire.
Comment choisir entre les différents régimes fiscaux ?
Le choix dépend du montant de vos loyers et de vos charges. Si vos dépenses sont faibles, le régime micro (abattement forfaitaire) est souvent avantageux. En revanche, si vos charges réelles dépassent l’abattement, le régime réel vous permet de réduire votre base imposable. Une simulation est souvent utile pour trancher.


